Montpellier : débats avec les enseignants, à la mosquée Averroes

midilibre.fr -

  isite de 70 jeunes enseignants de l'Institut supérieur de formation de l'enseignement catholique.

Rencontres placées sous le signe du dialogue, jeudi 30 mars, dans l'après-midi, à la mosquée Averroes de Montpellier. Soixante-dix jeunes enseignants du premier et du second degré de l'Institut supérieur de formation de l'enseignement catholique ont été reçus au sein de cette mosquée considérée comme la plus importante de la région. Une visite inscrite dans le cadre d'une journée qui a conduit les enseignants dans une synagogue montpelliéraine et dans une église, à Castelnau-le-Lez.

 

Jeudi, à Averroes, ce sont l'imam Mohamed Nayma et  Lhoussine Tahri, président de l'association culturelle gestionnaire du lieu, qui ont assuré la visite et mené le débat. Pour l'un comme pour l'autre, il s'agissait de montrer combien un tel lieu de culte devait et pouvait être un "un espace possible d'échanges".

Dans l'esprit de cette mosquée qui se revendique comme "toujours ouverte aux Montpelliérains". L'imam ponctuant sa première intervention par cette phrase de Victor Hugo :  "Si vous voulez la paix, créez l'amour. " La visite des locaux fut ponctuée d'un jeu de questions-réponses, dans la grande salle de prière.

Porter attention à  la jeunesse

Furent principalement abordés le rôle des imams, la connaissance du Coran, les risques de radicalisation,  le "vivre ensemble", le regard et l'attention que l'on devrait porter sur la jeunesse. "Une jeunesse qui peut connaitre des difficultés mais qu'il ne faut pas rejeter ", selon Lhoussine Tahri. Ce responsable de l'association  gestionnaire  souhaiterait voir se multiplier les échanges avec les élèves scolarisés à Montpellier et aimerait nouer des contacts en ce sens avec le rectorat. "Depuis deux ans, nous travaillons à des journées comme celle-ci. "

Un climat propre à l'échange que semble avoir apprécié Marie-Laure Durand, professeure et organisatrice de la journée pour le compte de l'institut de formation. "Ce fut très constructif. Beaucoup d'entre nous n'avaient jamais mis les pieds dans une synagogue ou bien une mosquée. "Et d'ajouter, estimant qu'il y avait sans doute là un sillon à creuser, que la connaissance devait prendre le pas sur l'imaginaire. Et qu'en terme de religions la nécessité est grande de lire les textes et de s'y référer.

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