Nouveaux éléments d'information sur l'agression d'Evry

islamophobie.net -

CCIF - Dans la soirée du lundi 4 novembre, une jeune fille portant le voile a été violemment agressée.  Cette jeune lycéenne âgée de 17 ans a été lâchement attaquée et injuriée par deux individus alors qu'elle rentrait du lycée. Nous avons pu ainsi en apprendre un peu plus sur les circonstances de cette agression.

Nous savons maintenant que deux individus à bord d'un véhicule ont aperçu la jeune fille et l'ont suivi.

Arrivés au niveau de la jeune victime, le véhicule s'est brusquement arrêté et l'un des agresseurs en est descendu pour se précipiter sur la jeune.

La jeune lycéenne n’a pas réalisé ce qu’il se passait…

Son agresseur l’a violemment saisie au niveau du cou en tirant sur son foulard.

N’y parvenant pas, il s’est acharné avec brutalité sur sa victime pour arracher le foulard et le bandeau qui lui couvraient la tête.

Une attaque d’une grande brutalité puisque la jeune fille est tombée à terre, avant d’être rouée de coups de pied à la tête par son agresseur.

La violence des coups portés à la tête et au niveau de la nuque ont provoqué un traumatisme crânien.

Il ne fait aucun doute que c’est bien le foulard qui était visé et que cette jeune fille a été agressée parce que identifiée comme musulmane.

Comme pour Argenteuil, Trappes ou Reims, le mode opératoire est le même, ces prédateurs repèrent, et ciblent les femmes voilées, seules et isolées pour les attaquer et les humilier.

Des agressions islamophobes et sexistes en série qui s’apparentent davantage à une tentative de semer la terreur chez les femmes et qui ne cesseront pas tant que les autorités ne prendront pas les mesures nécessaires pour y mettre fin.

Rappelons tout de même qu’il est question de violences physiques et psychiques et que des études ont démontré que le traumatisme était plus important et plus durable que chez les victimes d’agressions non fondées sur des préjugés discriminatoires.*

Aux Etats-Unis, une étude menée en 2001 a établi que les traumatismes des victimes des crimes de haine étaient beaucoup plus importants que ceux causés par d’autres types de crimes.

* Note: Un rapport de l’Association Américaine de Psychologie a comparé les symptômes présentés par les victimes de crimes de haine à ceux des personnes souffrant de syndrome de stress post-traumatique (“Hate Crimes Today: An Age-Old Foe in Modern Dress”, American Psychological Association, 1998 ).

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